Exploitation de la mine d’or de Porgera en Papouasie-Nouvelle-Guinée, commerce de coton en Ouzbékistan, gestion d’infrastructures militaires en Irak par la société KBR ou élimination de déchets toxiques par la firme Trafigura en Côte d’Ivoire: autant d’activités qui ont donné lieu à des violations documentées des droits humains et, comme nos recherches le montrent, ont toutes bénéficié d’un financement octroyé par l’une des deux grandes banques suisses, UBS ou Credit Suisse.
En matière de droits humains, les grandes banques suisses cherchent avant tout à soigner leur image et peinent à dépasser les simples déclarations d’intention. C'est pourquoi, la Déclaration de Berne demande que les banques formulent des lignes directrices claires afin qu'elles ne se rendent plus complices de violations de droits humains.